Votre entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques, mais aucune plateforme agréée n’a encore été choisie ou le raccordement n’est pas terminé. Cette situation doit être traitée rapidement, sans interrompre l’activité ni choisir un outil dans la précipitation.
La priorité est d’identifier la solution par laquelle vous souhaitez recevoir vos factures, de vérifier qu’elle repose bien sur une plateforme agréée et de conserver les éléments montrant qu’une trajectoire active de mise en conformité est engagée.
Plateforme agréée non choisie : les cinq actions immédiates
- Désigner un pilote : une personne coordonne direction, comptabilité, administration, achats et responsables des outils.
- Identifier la solution envisagée : logiciel comptable, ERP, portail fournisseur ou service proposé par un prestataire.
- Vérifier la plateforme agréée réellement utilisée : le nom commercial de la solution ne suffit pas ; demandez quelle plateforme assurera réglementairement la transmission et la réception.
- Organiser la désignation et le raccordement : entreprise concernée, SIREN/SIRET, accès, utilisateurs, droits, notifications et calendrier de mise en service.
- Conserver les preuves : échanges, devis, contrat, demande de rattachement, réponses de l’éditeur, tests et plan d’action daté.
Plateforme agréée et solution compatible : quelle différence ?
Une plateforme agréée assure les fonctions prévues par la réforme et figure sur la liste officielle tenue par l’administration. Une solution compatible peut offrir l’interface utilisée au quotidien — comptabilité, ERP, gestion commerciale ou portail — tout en s’appuyant sur une plateforme agréée pour les échanges réglementaires.
Avant de signer, demandez une réponse écrite à trois questions : quelle plateforme agréée est utilisée, qui réalise la désignation de l’entreprise et comment les factures, statuts et anomalies circulent entre la plateforme et vos outils ?
Les critères utiles pour comparer sans se perdre
- réception et émission selon le calendrier applicable à l’entreprise ;
- connexion avec les outils comptables et commerciaux existants ;
- traitement de Factur-X, UBL et CII ;
- gestion des statuts, rejets, doublons, avoirs et factures introuvables ;
- droits utilisateurs, validation, journalisation et export des preuves ;
- e-reporting et données de paiement lorsque l’entreprise est concernée ;
- assistance, continuité d’activité, réversibilité et conditions tarifaires.
La meilleure solution n’est pas celle qui promet le plus de fonctions. C’est celle qui couvre le périmètre réel, s’intègre aux processus et peut être expliquée aux personnes qui traiteront les factures.
Que faire pendant le raccordement ?
Ne bloquez pas automatiquement les factures correspondant à des opérations réelles. Organisez un suivi transitoire : canal de réception, facture de référence, contrôle des doublons, interlocuteur fournisseur et régularisation par le circuit électronique attendu lorsque le fournisseur y est tenu.
La procédure détaillée est disponible dans l’article Facture PDF après septembre 2026 : que faire ?.
Un test minimal avant de considérer la réception comme prête
- Recevoir une facture de test ou un cas représentatif.
- Vérifier l’identification de l’entreprise et le bon rattachement.
- Contrôler la lecture des données et de la pièce lisible.
- Faire passer la facture dans le circuit interne jusqu’à la comptabilisation.
- Tester une anomalie : rejet, doublon, facture introuvable ou indisponibilité temporaire.
- Consigner le résultat, la correction attendue et son responsable.
Les ressources AVESIA pour avancer
Utilisez la checklist de préparation 2026-2027, puis le dossier facturation électronique. Pour une équipe de PME ou TPE, consultez aussi la formation dédiée à l’échéance 2027 ; pour un cadrage adapté aux outils de l’entreprise, la formation intra-entreprise est disponible.